Comment le Guichet unique d’assistance aux femmes et aux enfants victimes de violence accompagne les victimes de violence

 

Vous êtes une femme,

Vous êtes un enfant,

Vous êtes battus, menacés, injuriés.

Vous subissez des injures, des humiliations, des agressions sexuelles, l’inceste

Vous êtes négligés, méprisés, rejetés, abandonnés.

Le GU d’assistance aux femmes et aux enfants victimes de violence, mis en place par AZUR Développement et ASI vous accompagne à travers des écoutes et une prise en charge globale.

AZUR Développement. Sensibilisation des Jeunes filles sur les violences. Notre voix compte.

Témoignages de bénéficiaires

Voici deux témoignages de femme et fille victimes de violence qui ont bénéficié d’une prise en charge globale ou partielle. Nous vous parlerons d’Edwige et de Rachelle. Ce sont des cas reçus en 2018 au guichet unique de Pointe-Noire.

Edwige est une jeune femme d’une trentaine révolue, victime de violences économiques de la part de son mari. Abandonnée avec ses deux enfants sans source de revenus. Au courant de l’année, ces enfants n’allaient plus en cours. Edwige a bénéficié d’un entretien avec le psychologue. Et sa plainte contre son mari a été orienté à travers son choix au niveau de la police de Tié-Tié.

Son cas a été identifié lors des descentes réalisées par les animatrices du GU dans les quartiers. Réglé au commissariat à travers un compromis établi sur contrat, le mari verse une pension alimentaire régulière aux enfants et ce, depuis trois mois. Elle a témoigné : « Lorsque les animatrices sont passées dans le quartier, j’ai pu enfin parler à des personnes qui se sont intéressées à mon cas et qui pouvaient m’aider. Arrivée au guichet, le psychologue m’a mis en confiance et m’a rassuré. Et je suis heureuse de voir que par l’intervention de l’équipe du guichet unique, les choses ont changé ».

Rachelle est une ado de 17ans victimes de viol.

« Ce qui m’a beaucoup aidé ce sont les entretiens avec le psychologue. Je me suis sentie en confiance pour parler de ce qui m’était arrivé d’autant plus qu’on était seul et j’étais consciente qu’il n’y avait là, le jugement de personne. Les groupes de paroles m’ont aussi beaucoup aidé. J’aimais beaucoup les histoires que le psychologue racontait. De même, les témoignages des autres m’ont permis d’accepter ce qui m’est arrivé et à dépasser cela ».

A 17 ans Rachelle est déterminée à mener le combat de lutte contre les violences sexuelles dans sa ville : « Ce n’est plus qu’un souvenir. D’ailleurs ce n’est pas douloureux pour moi parce que la douleur c’est mon agresseur, c’est lui le coupable qui doit ressentir cela, pas moi. Aujourd’hui je veux dire à toutes les filles à quel point c’est important de parler, de dénoncer lorsqu’on est victime de violences sexuelles en particulier. Ayons ce courage, ça nous libère nous même avant tout ».

Et vous ?

Etes-vous une victime de violence ?

Ou plutôt connaissez-vous une victime de violence près de chez vous ?

Voulez vous vous mettre fin à cela ?

Parlez-en. Dénoncer haut et fort tout le temps. Car malheureusement, le silence ne profite qu’aux agresseurs.

NB : Les noms employés dans cet article sont des noms d’emprunt.

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