Donner une sécurité financière à ses sœurs tel est leitmotiv de Princia

Après des années sombres et difficiles, le plus dure semble derrière Princia, 25 ans orphelins de père et de mère, et responsable de ses deux petites sœurs de 13 et 8 ans. Son objectif être financièrement indépendante et à l’abri du besoin.

De petite taille, et en apparence frêle et sans défense, Princia garde malgré tout le sourire au regard des multiples difficultés qu’elle rencontre sur son chemin. Elle perd son père alors qu’elle n’est qu’un enfant et sa mère se donne corps et âme pour les élevait ses sœurs et elle. En classe de troisième, sa mère est confrontée a quelques difficultés financières, c’est aussi l’une des raisons qui a fait qu’elle abandonne l’école après un premier échec au BEPC. Ne supportant pas de la voir passer ses journée à la maison, sa mère décide de faire des économies pour l’inscrire à dans une école de formation option couture. « C’était une femme forte, elle faisait ce qu’on appelle ici le rallye, c’est à dire qu’elle circulait dans le marché proposant sa marchandise à la criée. Mais il est arrivée un moment où elle est tombé gravement malade, et l’argent qu’elle avait réussi à économiser, on a dû l’utiliser pour la faire soigner, seulement elle n’a pas pu surmonter la maladie et nous a quitté il y a deux ans » explique la jeune fille essuyant furtivement des larmes.
Après l’enterrement de sa mère, ses sœurs et elle sont placées chez son oncle. Fabricant de charbon, son oncle vit la plupart du temps en village et la cohabitation avec sa tante n’est pas bienveillante. Quand son décide de s’installer définitivement au village il pose alors un problème de logement « Mon oncle et ses petits frères décident de nous louer un studio mes sœurs et moi. C’est une lourde responsabilité, puisque je suis non seulement la grande sœur mais aussi une mère pour mes jeunes sœurs » a informé Princia qui est aidée par le père biologique de ses sœurs en ce qui concerne les frais d’écolage Aussi faire partie des bénéficiaires de la formation pour la couture est une grande consolation pour Princia, qui dit va se battre bec et ongles pour parfaire sa formation malgré les difficultés dues aux transports. « Je ne lâcherai pas jusqu’au moment où je serai outillée, depuis mon jeune âge j’ai toujours rêvé de faire la couture, c’est une véritable passion pour moi. Une fois que j’aurai les compétences, j’espère aussi pouvoir en faire bénéficier aux autres qui sont dans la même situation que moi».
Enfin son souhait est de poursuivre la formation car pour avoir un bon cursus, a-t-elle indiqué, « il fallait faire au moins faire trois ans d’apprentissage. Mais pour le moment, je m’attèle au travail. Quand je ne comprends ou n’arrive à faire quelque chose, j’expose mon problème, et à la maison je m’exerce. Depuis, je confectionne moi-même mes robes, des jupes, pour mon plaisir » informe Princia le visage rayonnant de joie.

You May Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *