Edmond retrouve le sourire après de longues années d’instabilité dû à sa maladie.

Formée à ABJAE (Association Brazzavilloise Jeunesse Action Evolutive) à la coiffure et esthétique pour une durée d’une année, Edmond, 26 ans, retrouve le sourire après de longues années d’instabilité dû à son statut. Des années pénibles récompensées par cette offre d’Azur Développement via le projet : Promotion des droits et automatisation économiques des femmes et jeunes filles vulnérables.

A la suite d’un examen de routine, suite à une grave maladie, Edmond découvre il y a 11 ans qu’elle est atteinte du Vih/sida alors qu’elle n’a que 17 ans, et ne mesure pas l’ampleur de cette maladie. C’est au fil des jours qu’elle se rend compte de la gravité de celle-ci via les comportements et le langage de ses proches. « A l’époque je vivais chez une amie de ma mère et lorsque je commettais des erreurs, elle m’insultait et répandait la nouvelle dans le quartier. Les gens dans le quartier et même certains de mes proches commençaient à le publier sur les réseaux sociaux. C’est à ce moment que j’ai voulu mettre fin à ma vie car je croyais qu’il ne me restait plus beaucoup temps à vivre » explique la jeune femme.

Perturbée par cette maladie et désemparée, vu qu’elle ne savait pas à qui se confier, elle fait des choix qui lui porteront préjustice plus tard. « Je suis passée à la DRTV lors d’une à l’olympique palace où j’ai ai révélé ma sérologie en espérant que les gens comprendront que cela pouvait arriver à tout le monde, mais que ce n’était pas une fatalité et que l’on pouvait se faire soigner ». Une intervention qui va jouer en sa défaveur puisque certains de ses amis se sont liguées contre elle et dans le quartier elle est devenue un sujet de railleries « j’étais seule abandonnée à moi-même…C’était devenue insupportable » dit-elle visiblement émue.

Ballotée d’un quartier à un autre, elle se réfugie pendant un moment à Pointe Noire, revient à Brazzaville et se retrouve dans un foyer où elle accouche d’une fille. Un mois après la naissance de sa fille, elle quitte son conjoint sur les recommandations de ses proches, qui la prennent en chargent et l’abandonnent au bout de quelques mois. Rejetée par sa famille, Edmond trouve refuge auprès des associations et est prise en charge à ce jour par une marraine. « Elle se charge de mon transport, quelque fois me donne l’argent pour le manger, les petits besoins, et s’occupe de la scolarité de mon enfant. Bref c’est mon ange gardien » a fait savoir la jeune qui bénéficie de la formation dans le cadre du projet : Promotion des droits et automatisation économique des femmes et jeunes filles vulnérables.


Un coût de grâce pour la jeune fille puisqu’en janvier dernier, elle intègre les rangs de l’ABJAE (Association Brazzavilloise Jeunesse Action Evolutive), école de formation où elle est admise à la coiffure et esthétique pour une durée d’une année. « Je suis heureuse de faire partie de cette école, j’ai eu 13 de moyenne et je sais que ce n’est pas suffisant, il faudrait que je me batte pour la suite afin de sortir avec une bonne qualification. Mais d’ores et déjà, je confectionne des perruques que je revends pour compléter mon transport» a fait savoir cette dernière qui projette d’ouvrir un salon de coiffure à la fin de sa formation « J’aurai bientôt 27 ans et j’ai un enfant à charge, je dois m’occuper d’elle et donc je suis déterminée à avoir mon diplôme et je suis prête à écrire une nouvelle page de ma vie » a fait noter Edmond qui dit, se donnera les moyens pour concrétiser son rêve.

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