Former pour donner accès à l’emploi aux jeunes filles, tel est la devise de Diane

 

Formatrice depuis maintenant sept ans, c’est la première fois que Boukedi Diane, 43 ans, divorcée avec deux enfants à charge, collabore avec Azur développement pour la formation d’une vingtaine de filles en couture. Pour cette jeune couturière, c’est une façon pour elle de contribuer l’égalité des chances par le biais de la formation.

Diane entre dans les arcanes de la couture il y a 25 ans. « A la mort de mes parents on se retrouve chez la petite sœur de ma mère, mes sœurs et moi. Celle-ci nous fait subir un calvaire. Alors pour me séparer rapidement de son emprise, je me lance dans la couture aidé par un grand frère dans le quartier » explique Diane qui dit avoir eu beaucoup de chance, parce qu’elle n’a jamais eu payé son apprentissage.

A la fin de la formation, la chance lui sourit à nouveau, son maitre lui offre une machine à coudre et se met tout de suite au travail. Les débuts sont certes difficiles mais elle tient bon, et au fil des jours, ce qui était pour elle un gagne-pain, devient une pure passion puisqu’elle participe à des défilés de mode organisés par des stylistes de la place. Et pour ne pas être en déphasages avec les autres couturiers, elle participe régulièrement à formations organisées par l’association JAC qui réunit une bonne palette d’artisans dont le but est de promouvoir ce secteur.

C’est grâce à ses prestations qu’elle se fait connaitre et c’est sans doute pour cette raison, qu’Azur développement lui a confié la responsabilité de former depuis le mois de décembre une vingtaine de filles vulnérables grâce au projet : Promotion des droits et automatisation économiques des femmes et jeunes filles. Décidée à leurs donner une nouvelle chance dans la vie, elle ne ménage aucun effort pour outillée ces jeunes filles et d’ailleurs, elle a été merveilleusement surprise par l’une des apprenantes « je lui ai confié la tenue d’une cliente, et le travail a été apprécié par la cliente vu qu’il n’y avait pas de retouches » a fait savoir Diane visiblement fière et satisfaite.

Selon elle, « on n’a pas besoin d’avoir de grands diplôme pour la couture, cela demande la patience, la volonté et bien évidement un peu d’intelligence car il y a des coupes à faire… » Informe la formatrice qui pour l’avenir compte réfectionner et moderniser (machine à broderie, une partie mercerie) son espace pour accueillir plus d’apprenantes.

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