Jourdine: « Cette activité m’aide beaucoup dans le partage des responsabilités conjugales »

Jourdine vend des poissons fumés  au Marché de Texaco dans, le 5e   arrondissements, Ouenzé au nord de Brazzaville.  Une activité  qu’elle a bénéficié  dans le cadre du programme ‘’ autonomisation économique des femmes et filles vulnérables vivant en zone urbaine et rurale à l’ère du numérique’’. Un Projet financé par  le Fonds  la Francophonie avec elles de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et piloté par l’Association AZUR Développement. Grâce  à  cette activité commerciale que cette  femme contribue aussi aux charges de son foyer. 

Agée est une vendeuse  des poissons, qu’elle fume elle-même, au Marché de Texaco. Cette femme vit en couple  avec son conjoint chauffeur et de leur quatre enfants au quartier Massina, dans le 7e  arrondissement, Mfilou au sud de  Brazzaville. En l’an  2019,  Jourdine  vendait au marché de la gare ferroviaire de  Pk  45 au sud de Brazzaville. Lieu,  où elle a été référée par le comité de ce marché suite aux sensibilisations menées par  l’association AZUR Développement.  C’est ainsi, qu’elle a bénéficié d’un premier appui en marchandises dans le cadre  d’un projet financé par l’Union européenne. Au vu de ses bons résultats et  pour  lui permettre  d’aller plus loin, Jourdine Nguedi  a encore  reçu   auprès  de l’Association AZUR Développement en avril 2021, un autre appui d’un montant de 92.750 F CFA (142 Euros) dans le cadre du projet «Autonomisation économique des femmes et filles vulnérables vivant en zone urbaine et rurale à l’ère du numérique », financé par le Fonds la Francophonie avec elles de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Elle nomme les produits reçus dans son kit alimentaire. «J’ai bénéficié d’une marchandise composée  d’un carton de poissons maquerelle, un carton de poissons  merlan, un carton de poulet poids 15, un carton de poissons millet, pour  m’aider à  renforcer mon commerce.  ».

 Désormais, elle a  un  capital moyen  pour l’aider à subvenir à ses  besoins.  Cependant, dans  l’exercice de son activité, elle a constaté que son produit avait du mal à se vendre  au marché de PK 45 a-t-elle indiqué  « c’était difficile de ventre un carton de poissons par jour. Donc, j’ai décidé d’aller vendre au marché de Texaco, je pouvais  vendre un à  deux cartons de poissons fumés  par jour ». Dans ce marché, elle vend seulement trois jours dans la semaine, parce que les places  manquent.  Et, les  femmes se relaient pour  permettre à toutes de vendre. Les autres jours de repos sont réservés pour cette commerçante au fumage des poissons. Hormis ce déplacement, Jourdine  a aussi  connu  d’autres difficultés qui l’ont poussées  à stopper  la vente de certains produits. « Je ne vends plus le poulet. Parce que, le prix  de cet aliment augmente presque chaque jour .Quant aux poissons millet, dans un carton, il y a beaucoup de poissons. Comme, je ne peux pas tous fumer. Aussi, je n’ai pas mon propre congélateur pour les mettre, donc je laisse une autre partie au chambre froide ou nous achetons la marchandise .Au moment de  les récupérer, il y avait toujours de poissons manquant. C’est pour ces raisons que, j’ai abandonné la vente de ces deux produits ». En dépit, de ces difficultés, l’activité de Jourdine Nguedi progresse bien. Car à la place des produits supprimés, elle a complété un  carton  de poissons maquerelles et  de poissons merlans.

Elle partage  ses  revenus  en trois parties  a-t-elle confié.  « Une partie, je  verse à la  CAPPED, une autre  à la tantine et une dernière  pour les besoins de la maison. Cette partie m’aide à payer la scolarité d’un enfant. Je peux aussi  payer le courant et décharger parfois mon mari pour la popote. Je dis, vraiment merci à AZUR Développement et à ses  partenaires de nous octroyer  ces  appuis ». 

Mais,  toutefois, cette jeune femme sollicite encore  le soutien  d’AZUR Développement  pour l’aider à  se procurer un congélateur  de plusieurs litres  pour reprendre surtout la vente de poissons millet. Bien que, quelques  obstacles empêchent la bonne marche de son commerce. Cependant, Jourdine est déterminée d’atteindre son objectif. « De recruter un agent qui va m’aider à fumer les poissons. Car, je veux maintenant vendre tous les jours. Parce que la fille qui  partage la place  avec moi va bientôt accoucher ».

 

Flaure Elysée TCHICAYA

You May Also Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *