Slovie garde espoir qu’un jour justice sera faite

Derrière sa fausse timidité Slovi, 37 ans, est une vraie force de la nature. Téméraire et déterminée, elle fait partie de ses nombreuses femmes qui n’ont pas hésité à porter plainte à leurs conjoints pour abus sur mineur. Si à l’heure actuelle les procès n’aboutissent pas, Slovie et les autres gardent espoir qu’un jour justice sera faite.

Slovie découvre l’association Azur Développement il y a un an via sa fille qui a été victime d’abus sexuel par son conjoint. « Ma fille âgée de 16 ans a eu une relation avec mon conjoint. Même si celle-ci a duré trois mois, j’estime que le responsable c’est mon conjoint car il a persuadé ma fille de coucher avec lui en lui offrant des présents. A cet âge, on n’est pas totalement conscient de ses actes. Pour moi il méritait de faire la prison… » Informe maman Slovie qui espère obtenir justice un jour.

« C’est non seulement un choc pour l’enfant mais aussi pour moi. Vous ne pouvez pas imaginer combien j’étais blessée que mon conjoint ait une relation avec ma fille ainée. Même si ce n’est pas son père biologique, il devait plutôt lui servir de figure paternelle » a fait savoir Slovie qui est dégoûté de voir le nombre de mères dans le même cas qu’elle qui attendent que la justice soit faite. « Nous devons briser le silence, on ne devrait pas avoir ni honte ni peur d’en parler ; plus nous ne réagissons pas, plus ces coupables se promènent dans la ville sans être inquiétés et peuvent trouver une nouvelle proie et recommencer. En ce qui me concerne je ne croiserai pas les bras tant que justice ne sera pas faite » a fait savoir la jeune femme sur un ton de colère.
Reconnaissante et pleine d’espoir, elle est consciente de la chance que sa fille a bénéficié pour l’accompagnement psychologique et autres conseils qui ont suscité une vraie prise de conscience chez l’adolescente.

« Nous avons recommencé sur des nouvelles bases ma fille et moi… Ça n’a pas été facile mais on y est arrivé » a fait savoir la Slovie qui a reçu un financement de la part d’Azur Développement dans le cadre du projet : Promotion des droits et automatisation économique des femmes et jeunes filles vulnérables. Un appui destiné à accompagner des femmes à se prendre via une activité génératrice de revenue. « Cette aide de 120.000 FCFA est une bouée de sauvetage car elle m’a permis d’acheter un four traditionnel pour faire des brioches, gâteaux et galettes, en plus de la vente des croquettes, arachides… »

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